29 mai 2016

La tueur à la cravate



Le Tueur A La Cravate ~ Marie-Aude Murail

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Ma Note 

☻☻☻☻☺ (4/5)

Un roman très prenant, qui donne envie de savoir la suite, de connaître le coupable, qui nous prends et ne nous lâche plus jusqu’à la fin, faisant durer le suspense. Ce qui m'a le plus déplu, c'est l’étrange relation malsaine père-fille entre la père et la petite Bethsabée - qui es voulue, je suppose - mais qui m'a dérangée.

Résumé Officiel 

Ruth, 14 ans, découvre un jour une vieille photo de classe, que son père a rangée dans une boîte à chaussures. Sur la photo de terminale, son père, Martin Cassel, sa mère, Marie-Eve, et la sœur jumelle de celle-ci, Eve-Marie, beaucoup plus souriante. Elle tient la main de Martin. Pourquoi ?
Les deux sœurs sont mortes : Eve-Marie, l’année de la photo, étranglée au bord d’une rivière à l’aide d’une cravate. Marie-Eve, vingt ans après, à la suite d’une rupture d’anévrisme.
Ruth, troublée par cette découverte, cherche à comprendre. Ce n’est pas son père qui l’aidera, trop accaparé par son travail d’anesthésiste à l’hôpital. Encouragée par son amie Déborah, Ruth poste la photo sur le site « perdudevue.com » en prenant l’identité de son père, et inverse volontairement le prénom des deux sœurs disparues.
Très vite, des réactions, des messages arrivent. Des camarades de la TC3 et des professeurs se manifestent. Ruth fait même la connaissance de son grand-père maternel, qu’elle n’a jamais rencontré auparavant.
Les possibilités de la toile sont extraordinaires sans doute, mais Ruth ne pouvait imaginer qu’un simple clic, lancé comme un jeu, aurait pu avoir des répercutions aussi dramatiques. La photo postée sur le Net fait remonter à la surface des secrets soigneusement enfouis, des souvenirs anciens, des rancœurs. Et bientôt, celui qu’on a appelé autrefois le tueur à la cravate se manifeste à nouveau. Le jeu se révèle bien dangereux …
Marie-Aude Murail s’intéresse au monde qui l’entoure et porte sur notre société et ses travers un regard vif et souvent pertinent.
A travers ce polar à l’intrigue bien menée, elle invite ses lecteurs à s’interroger sur la place que prend Internet dans leur vie : est-ce un créateur de lien social, un outil de communication et d’échanges, un théâtre où l’on peut jouer et se jouer des autres ? Questions essentielles lorsque l’on mesure le temps que les adolescents (et d’autres) y consacrent, accrochés à leurs ordinateurs comme à leurs antiques doudous.
On retrouve dans ce texte ce qui fait la patte de l’auteure : personnages bien campés et dialogues savoureux. Même si ce n’est pas son roman le plus intéressant, on s’y plonge cependant avec grand plaisir.
Le roman est suivi d’un bonus passionnant : le journal d’écriture, que Marie-Aude Murail a tenu de janvier à mai 2009. On peut ainsi s’immerger dans le quotidien de l’écrivain, comprendre les processus de création, ses interrogations et ses recherches, la genèse des personnages.
Une très bonne idée !

Ce que j'ai aimé :

 Une écriture à la fois simple et complexe, des personnages attachants, l'enquête menée tambour battant, le rapprochement entre les persos, les découvertes... jusqu'aux dernières pages, nous ne savons pas qui peut bien être le tueur à la cravate : puis dans la fin du roman, tout s'accélère et enfin, le tueur de Marie-Eve et Eve-Marie peut enfin être mis sous les barreaux après 3 meurtres et une tentative. Un thriller vraiment haletant qui nous plonge dans un quotidien virant au cauchemar macabre.

Ce qui m'a déplu :

Martin Cassel, le père de Ruth et Bethsabée, n'a eu d'yeux que pour son premier amour, Eve-Marie, sauf que l'auteur ne nous parle jamais de ce qu'il a ressenti pour Marie-Eve. Comme Bethsabée lui ressemble beaucoup, tout le monde éprouve de l'affection pour elle mais Ruth est délaissée et oubliée. 

LIVRE RECOMMANDE PAR BBEVE 

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